Quand je suis née, c’était le printemps. Dans le courant doux d’une fenêtre ouverte, une plume d’oiseau s’est posée dans mon berceau. D’émerveillement, j’ai ouvert grand la bouche. La plume y est entrée et s’est blottie dans un recoin de ma tête. Personne n’en a rien su. En grandissant, j’ai découvert qu’il me fallait écrire pour grandir. Question de respiration. La plume apaise mes neurones en désordre, les chamades de mon cœur.
Lien : www.sophieducharme.com